Suivre des tâches avec des points XP et des badges

De nombreux enseignants — avec ou sans le numérique — se tournent vers la ludicisation pour transformer l’apprentissage en jeu, ou pour qu’une activité d’apprentissage soit perçue comme ludique.

Dans cette perspective, j’ai été inspiré par un bricolage de l’inépuisable Alice Keeler. Il s’agit de permettre aux élèves et aux étudiants de marquer et de visualiser l’accomplissement de leurs tâches via un tableur, délivrant des points d’expérience, des badges de niveaux et éventuellement des badges de compétences. Je propose ici une traduction de ce tableur, quelques consignes et une invitation à améliorer le dispositif.

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Auto-évaluation des élèves via un formulaire

Comme tout enseignant, j’évalue régulièrement le travail de mes élèves, l’évolution de leurs compétences et leurs résultats durant l’année. Mais ma perspective peut être partielle, et je manque souvent de temps passé avec chaque élève pour affiner ma vision. Dans le « meilleur des mondes » scolaires, j’aimerais prendre le temps de m’entretenir individuellement avec chaque élève lors de séances « bilan » ou même d’organiser des coévaluations entre pairs (je ne sais pas encore faire cela)…

En attendant, avant de remplir les bulletins scolaires, je demande aux élèves de me communiquer leurs auto-évaluations (je tiens alors évidemment compte de leur point de vue, — même si le jugement final me revient).

A cela s’ajoute une évaluation du cours lui-même, donc de mon travail. J’essaie de considérer autant que possible les remarques des élèves pour améliorer mes pratiques.

Cette démarche m’est devenue indispensable. Pour la rendre plus efficace, j’utilise des formulaires numériques. Voici la description de ce dispositif, dans son état actuel.

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Une séance de sensibilisation aux dépendances

NORMATYL. Psychotrope abrasif multispectre. Pour fièvres déviantes – Vertiges protestataires (2007) — Œuvre de Laurent d’Ursel (www.loeuvrette.be) ; graphisme Hélène Taquet.

Dans mon établissement comme ailleurs, les élèves sont exposés aux dépendances et aux usages problématiques de diverses consommations (tabac, alcool, drogues dites « douces », jeux vidéos, vie sur-connectée…). Parmi diverses mesures, la direction et des conseillers d’éducation m’ont demandé d’explorer une activité de sensibilisation originale dans notre lycée , avec l’aide d’Emmanuelle Kantorow, intervenante spécialiste de l’association Infordrogues.

Ensemble, nous avons choisi de nous adresser à des élèves de troisième et de seconde, un âge sensible pour les premières dépendances. Il ne s’agissait évidemment par de faire de la prévention par la peur (peu efficace), mais de susciter la réflexion et le dialogue autour des consommations et des dépendances.

Voici le canevas de cette activité de 3 heures environ. L’opération nous semble avoir bien fonctionné sous cette forme, — qui reste certainement à améliorer.

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Un visualiseur et un idéateur pour les gestes du travail intellectuel

Voici un petit dispositif combinant un visualiseur (caméra de document) et un idéateur (logiciel de carte d’idées) pour enseigner les gestes du travail intellectuel et conserver des traces structurées. Voici ce dispositif, présenté dans le cadre d’une étude de texte menée en classe.

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Inviter les élèves à “taguer » le cours

Je suggère souvent aux élèves d’indexer leurs documents tout au long de l’année (élaborer une liste de mots-clés renvoyant aux numéros des pages manuscrites et des photocopies ; les élèves prenant des notes numériques via un blog peuvent associer des « tags/étiquettes/libellés » à leurs billets). Cette pratique présente plusieurs avantages (la liste suivante restant ouverte).

  • L’indexation permet de rassembler et de rapprocher des éléments apparemment éloignés du cours : les notions de philosophie s’entremêlant intimement (traiter de la liberté, par exemple, c’est aussi traiter de la morale, du droit, de la politique, du sujet et de la conscience…),  une même notion et un même auteur peuvent être examinés à plusieurs endroits du programme. L’indexation permet de mieux circuler dans les axes du cours, et aussi d’en mémoriser les éléments clés.
  • L’indexation, comme recherche de mots-clés, favorise la généralisation et à la catégorisation, c’est-à-dire la pensée conceptuelle.
  • L’indexation, comme recherche de  métadonnées, favorise la réflexion sur le cours (se mettre en position « méta« ), c’est-à-dire une meilleure compréhension.

Il m’est d’ailleurs apparu très efficace d’exercer les élèves à cette indexation durant le cours-même : après ou durant une séquence, je réfléchis avec la classe aux mots-clés correspondants à notre propos. Cela permet de (re)cadrer  l’exposé, et la recherche des termes peut donner lieu à de petits jeux.

Activités en projet dès septembre 2012

Dès la rentrée de septembre 2012, je projette l’essai de nouvelles pratiques.

  • Dans les cahiers de textes numérique (livres de bord du cours), une nouvelle colonne « mots-clés » permettra d’ajouter systématiquement les mots-clés liés à chaque séance. Ces termes pourront être identifiés avec les élèves, ou par moi-même seulement.
  • D’une séance à l’autre, je pourrai demander aux élèves de proposer la liste de mots-clés du cours précédant. Ces termes pourront être récoltés via un formulaire en ligne.
  • Les mots-clés récoltés et archivés pourront facilement être visualisés sous forme de nuages. Ces visualisations renseigneront sur le contenu d’une période de cours. Plusieurs corpus de mots-clés pourront donner lieu à comparer plusieurs visualisations. Les visualisations pourront donner lieu à une nouvelle réflexion sur le contenu du cours. Elles pourront aussi aider à orienter les révisions des élèves…

Affaire à suivre… et à discuter si vous le souhaitez sous ce billet.

Petite méthode des prises de notes coopératives

Je pratique depuis 2009 la prise de note coopérative du cours de philosophie.
A presque chaque séance du cours, un élève est nommé “secrétaire”  : il veillera à la publication des notes du cours de philosophie.

Ce travail se fait avec en ligne. L’outil principalement utilisé est Google Docs, qui présente de puissantes fonctions de collaboration (commentaires de type « forum » sur toute partie du texte, historique des révisions, clavardage) et de publication.

Voici le petit guide de méthode que je remets aux élèves (en le commentant avec eux).

Quelles sont les finalités et les avantages d’une telle pratique ? Je reproduis ici l’analyse de Cédric RIDEL, qui enseigne au Lycée français International Marguerite Duras (VIÊT NAM), et qui incite aussi à la prise de notes collaborative (mais plutôt en synchrone).

Les finalités du document [final] sont alors multiples :

  • avoir une référence pour corriger sa propre prise de note sur son cahier
  • avoir une base pour construire des fiches de révision, manuscrites ou numériques
  • l’imprimer pour avoir un cours complet
  • réviser la leçon à la maison
  • réviser la leçon sur un support mobile comme un ordinateur portable ou un smartphone (cette dernière idée est encore en test).

C’est aussi intéressant pour les élèves absents :

  • pour suivre le déroulement du cours en direct s’ils peuvent se connecter
  • pour récupérer le cours en revenant en classe

Source : http://kanaga.ridel.org/?p=1329

N’hésitez pas à m’indiquer les (vos) bonnes pratiques !

Voici quelques copies d’écran de l’interface de Google Docs.

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Google Docs - 6 FRD 2011-12-1-1-2
6 FRD JOVEN FERNANDEZ Melinda - Google Docs-1-1-1
6 FRD JOVEN FERNANDEZ Melinda - Google Docs-2-1
image d'illustration du billet cc IvanWalsh.com . 

Une vue sur mes pratiques en 2011

Le tourbillonnant Christophe Batier, en visite à Bruxelles, m’a fait le plaisir d’une visite dans ma salle de classe. L’occasion pour moi de lui expliquer quelques unes de mes pratiques actuelles.

« J’ai rendu visite à François dans sa salle de classe et on a fait le tour des différents outils qu’il utilise dans sa classe avec ces étudiants, des astuces, de l’investissement, de la bidouille…
Tout un ecosystème qui générateur d’un « plaisir d’enseigner » qui passe bien dans ce petit podacst… »