Suivi des prises de paroles négociées et des compétences avec un tableur

capture-decran-2017-02-18-a-21-18-14Un billet précédent a expliqué comment utiliser un tableur pour suivre des activités de prises de paroles négociées en groupes. Le but est ici d’inciter les élèves à élaborer collaborativement des réponses, et à prendre davantage la parole.

Je propose une version incluant le suivi de compétences. Le but est d’inciter les élèves à mettre en œuvre certaines compétences utiles dans l’apprentissage. Le tableur permet de de demander et de valoriser les compétences voulues dans les prises de parole.

Dans le cas de cours de philosophie, par exemple, j’attends que les prises de paroles comportent du questionnement, de l’argumentation, de la précision conceptuelle et des références à la culture philosophique et générale. Le tableur permet aussi de visualiser ces compétences par des badges ou des pictogrammes.

  • Voici une explication en vidéo.

Comme toujours, cette proposition très améliorable attend vos remarques avec curiosité.

L’élève « hacker » de son évaluation

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Comment donner plus d’autonomie et de responsabilité aux élèves dans leurs apprentissages ? Comment développer entre les élèves et les enseignants une culture de l’évaluation formative continue (permettre la reprise et l’amélioration des exercices) et de l’évaluation conversationnelle (discuter avec les élèves de ces améliorations) ?
Pour soutenir cette démarche, je propose un dispositif numérique assez simple et très flexible, sous la forme d’un tableur par lequel chaque élève peut faire le suivi de ses travaux et de ses performances, auto-évaluer ses compétences, ainsi qu’émettre des remarques à propos du cours. Ce tableur partagé (en ligne) permet la discussion avec l’enseignant — et pourquoi pas entre les pairs ? — via les commentaires associés aux cellules. Il est élaboré avec Sheets (Google).

N.B. : des mises en œuvre sont également possibles avec Excel (O365), Numbers (iCloud) ou dans une certaine mesure avec Framacalc, — mais avec certaines limitations (telles que l’affichage des badges).

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Un formulaire de suivi autonome des travaux

travailJ’évalue toujours par des commentaires les travaux formatifs des élèves (s’ils ne reçoivent pas de notes, je chiffre cependant leurs compétences sur 5 points pour mon guidage pédagogique). De plus, je reçois souvent les travaux à des rythmes variés (préférant un travail d’entraînement finalement fait à une absence de travail). Mais n’étant pas un garçon très organisé, il m’arrive parfois de perdre le compte de ce qui a été fait par les élèves…

Ayant le goût de responsabiliser les élèves, je leur demande donc de tenir eux-mêmes le relevé de l’état de leurs travaux. Pour cela, j’utilise désormais un dispositif assez simple et assez efficace : un formulaire Google Forms leur permettant de compléter régulièrement l’état de leurs travaux.

Voici un exemple du formulaire. Voici le lien pour faire une copie éditable du formulaire (avec un compte Google).

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Transmettre des commentaires oraux pour des travaux sur papier

Les commentaires oraux sur les travaux des apprenants sont pédagogiquement efficaces (1). Parce qu’il n’est pas toujours facile des les communiquer en présentiel, il est intéressant de pouvoir les communiquer à distance (sous forme d’enregistrements audio de vos commentaires oraux). Cela est possible, même si vos élèves ou vos étudiants vous remettent leurs travaux au format papier (un précédent billet détaille une méthode avec un terminal de poche Android).

Je propose ici un schéma présentant les différentes étapes et les différents outils mobilisables. Ce schéma sera mis à jour et complété (dans sa version en ligne).

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Corriger numériquement (et efficacement) des copies papier

Si vos élèves ou vos étudiants vous remettent systématiquement leurs travaux sous forme numérique, vous êtes déjà engagés dans l’augmentation de votre travail de correction. Au cas contraire (c’est largement le mien), vous pouvez faire un détour par la numérisation des copies papier (au format pdf) pour bénéficier de l’efficacité et de la richesse d’une correction numérique. Plusieurs applications permettent en effet de saisir des remarques sur des documents pdf, mais aussi d’y placer ou d’y « tamponner » à la volée des remarques-types bien pratiques.

Certes, tous les travaux ne justifient pas ce dispositif. Mais pour les travaux qui requièrent des commentaires fournis, cela se révèle très utile, tant pour l’enseignant que pour l’apprenant.papier-numérique

N.B. : pour une approche complémentaire (en environnement « tout numérique ») voir le billet de Yann Houry : « Corriger des copies numériques ». Lire la suite

Un tableur pour suivre les scores de travaux en « îlots bonifiés »

Tous ensemble ?

La pratique de l’enseignement mixte ou hybride (dans l’espace de la classe et dans l’espace numérique) fait réfléchir à la spécificité des activités ne pouvant avoir lieu que dans la salle de classe. La question est : que pouvons-nous faire à plusieurs dans une salle de classe et que nous ne pourrions pas faire ailleurs ?

Peut-on vraiment travailler en groupe ?

Une première réponse est bien entendu le face-à-face pédagogique entre un enseignant et un groupe. Une seconde réponse est la possibilité de travaux de groupes. Mais de tels travaux sont difficiles à mettre en œuvre. Un billet mordant de Mara Goyet (et ses nombreux commentaires) rappelle cette difficulté, pour l’enseignant comme pour les élèves. Marie Rivoire, enseignante, témoigne aussi de cette difficulté typique :

J’avais […] commencé ma carrière en mettant les élèves par îlots de quatre […]. Cependant, j’avais dû renoncer, car la gestion du groupe me posait plus de problèmes qu’elle n’en solutionnait. Certes, les élèves étaient ravis, mais comment contrôler les bavardages ? Comment être sûre que tous, à la table, participaient au travail commun ? Le meilleur élève n’allait-il pas être sollicité encore et encore pour prendre en charge les tâches données par le professeur ? N’allait-il pas finir par se lasser, et finalement, perdre de son enthousiasme au lieu d’en gagner ? Et comment alors évaluer les élèves à la table ? Toutes ces questions sans réponses avaient eu raison de mon bel idéalisme.

La question est bien : « Où est-ce qu’on nous apprend à travailler en groupe ? », comme le rappelle Marcel Lebrun.

Je propose ici un petit enrichissement numérique de la méthode de travail en « îlots bonifiés ».

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Suivre des tâches avec des points XP et des badges

De nombreux enseignants — avec ou sans le numérique — se tournent vers la ludification pour transformer l’apprentissage en jeu, ou pour qu’une activité d’apprentissage soit perçue comme ludique.

Dans cette perspective, j’ai été inspiré par un bricolage de l’inépuisable Alice Keeler. Il s’agit de permettre aux élèves et aux étudiants de marquer et de visualiser l’accomplissement de leurs tâches via un tableur, délivrant des points d’expérience, des badges de niveaux et éventuellement des badges de compétences. Je propose ici une traduction de ce tableur, quelques consignes et une invitation à améliorer le dispositif.

N.B. : ce dispositif reste certainement une exploration modeste de ludification de l’apprentissage, et ne constitue pas pleinement un jeu. Il relève pour une bonne part d’une “chocolate covered broccoli approach” (Bruckman, 1999).

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