L’élève « hacker » de son évaluation

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Comment donner plus d’autonomie et de responsabilité aux élèves dans leurs apprentissages ? Comment développer entre les élèves et les enseignants une culture de l’évaluation formative continue (permettre l’amélioration des devoirs) et conversationnelle (discuter des améliorations) ?

Pour soutenir cette démarche, je propose un dispositif simple et flexible sous la forme d’un tableur permettant à chaque élève d’opérer le suivi de ses travaux et de ses performances, d’auto-évaluer ses compétences ainsi que le cours. Ce tableur, idéalement partagé en ligne, permet la discussion avec l’enseignant — et pourquoi pas avec les pairs — via les commentaires associés aux cellules.

Ce dispositif est adaptable à de nombreuses situations d’enseignement et est ouvert à de nombreuses variations et améliorations.

Mon inspiration est multiple, mais elle tient plus particulièrement aux propositions techno-pédagogiques de Catlin Tucker et de Alice Keeler :

Le tableur au format Sheets (Google)

Lien pour copier le tableur (avec un compte Google).Capture d’écran 2016-12-25 à 16.39.07.png

N.B. : le tableur est élaboré avec Sheets (Google), mais des mises en œuvre sont possibles avec Excel (O365), Numbers (iCloud) ou dans une certaine mesure avec Framacalc.

Méthode détaillée et quelques variations

Ce document précise certains points de la mise œuvre et intégre progressivement les propositions émises par mes collègues enseignants ainsi que par mes élèves.

Prévisualisation du tableur

7 réflexions sur “L’élève « hacker » de son évaluation

  1. Excellent, pour l’outil bien sûr, mais surtout dans le principe de responsabiliser l’élève lui-même. A quand les évaluations des profs par les élèves ? Ah, cela risque d’être plus délicat, avec un zeste de conflit d’intérêts 🙂

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    • Merci pour votre commentaire. Sur le document il y a un espace pour permettre aux élèves de formuler des remarques à propos du cours, et je distribue aussi régulièrement un formulaire pour l’évaluation du cours.
      Dans mon expérience, cela fonctionne très bien. Les élèves n’hésitent pas à formuler des critiques négatives, souvent justifiées😉 Je m’efforce de mon côté de les prendre en compte pour m’améliorer.

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  2. Enseignants dans le secondaire (collège, hgemc) un tel dipositif pourrait me tenter, mais deux questions me viennent à l’esprit:
    -que faire (en terme de remédiation, de motivation) en cas de difficulté d’accès à la technologie, que ce soit par absence d’intérêt, de maîtrise de l’informatique ou s’il n’y a pas d’ordinateur ou de tablette à la maison, ce qui arrive finalement assez souvent (2 à 5 élèves par classe dans mon expérience) car souvent ces objets ont été remplacés par le smartphone, moins pratique pour le travail.
    -avez-vous l’impression d’une surcharge de travail du fait de la lourdeur de la gestion des fichiers élèves ou au contraire gagnez-vous du temps grâce à ce système car il-faut-finir-le-programme!)

    En tout cas félicitations pour ce projet et votre présentation.

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    • David,

      Concernant l’accès à la technologie, on peut imaginer des séances régulières en salle informatique ou encore un ordinateur connecté accessible à tour de rôle aux élèves. Avec des smartphones cela est possible, mais en effet moins pratique. Quant à l’aspect technique, on reste ici dans des gestes assez simples pour les élèves, que l’on peut en tout cas facilement leur apprendre.

      Concernant la charge de travail pour l’enseignant, cettre pratique prend en effet plus de temps que de faire de simple moyennes d’exercices. Notez cependant que tous les documents numériques sont faciles à rassembler dans un mpême dossier. De plus, cette démarche a aussi plus de sens, me semble-t-il, et peut être plus efficace pour l’apprentissage. Idéalement, j’aimerais développer l’évaluation par les pairs (entre élèves), supervisée par l’enseignant. Je me permets de citer ici le témoignage de Catlin Tucker, qui inspire mon approche :

      Although the conversations required substantial time, it was worth it. My students had a real voice in their assessments. Grades weren’t a surprise. Instead, assessment became a conversation. Students left our meeting with a clear sense of where to spend their time and energy to improve in relation to specific skills.

      Quand à la notion de « tenir-le-programme », si mon surmoi d’enseignant me la rappelle constamment, je développe cependant des doutes à son encontre : intervenant en fin de cylcle du secondaire, je questionne souvent les élèves sur des points étudiés dans les années précédentes (en histoire, en lettres, en sciences…) et je mesure bien souvent aussi l’ampleur de l’oubli de ce qui a été enseigné (au pas de course pour « tenir-le-programme »), — mais qui visiblement n’a pas été appris…

      Merci pour vos commentaires !

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