A propos François Jourde

Chef de projet pour le numérique éducatif, formateur, conférencier, enseignant de philosophie dans le secondaire.

« Outliner » : comment nommer en français cette catégorie d’applications ?

J’ai récemment basculé le contenu d’une carte d’idées (MindMeister) dans un document textuel fondé sur des listes imbriquées (Dynalist), comme annoncé ici.

Cette dernière catégorie d’applications, à laquelle appartient Dynalist (mais il y aurait aussi notamment Worflowy et OmniOutliner) est assez difficile à nommer.

On trouve en anglais « outliner » ou « outlining app » (Wikipedia), mais je n’en vois pas la traduction ni l’équivalent en français. Voici quelques pistes d’appellation.

La Banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada propose « schématiseur » et « organisateur d’idées« . Schématiseur me semble trop lié à la représentation visuelle/grahique (comme le sont les cartes d’idées). « Organisateur d’idées » me semble adapté. La définition donnée est la suivante :

« Type de logiciel intelligent dont la fonction principale est d’organiser textuellement un ensemble d’idées. »

Wikipedia donne « idéateur » (néologisme canadien). Avec la sous-catégorie des « logiciels organisateurs de texte« . Ce terme désigne aussi un « logiciel permettant la construction du plan de présentation » (Le grand dictionnaire terminologique). Cette catégorie peut semble trop large, mais les applications en questions permettent souvent de varier l’affichage en mode plan et l’affichage en mode carte.

François Bocquet favorise pour cela « idéateur » :

« outil permettant d’organiser les idées soit en mode plan soit en mode graphique (carte mentale ou carte heuristique), le mode graphique permettant en général de revenir au mode plan ».

On pourrait peut-être proposer « éditeur de texte modulaire » ? Cela permettrait de rendre compte des possibilités de focus sur chaque élément, d’une façon un peu baroque.

Je serai intéressé de discuter de ces options, ici ou dans ce fil Twitter.

Répertoire d’outils numériques pour enseigner et apprendre

Je propose un répertoire d’outils numériques pour enseigner et apprendre :

jourde.pro/outils

Il s’agit essentiellement « softwares as a service » (SaaS). C’est une collection un peu foutraque, certes, mais un travail de longue haleine, en constante révision.

Ce répertoire était auparavant édité et publié avec une carte arborescente (carte d’idées). Cependant, il m’est apparu nécessaire d’utiliser un outil d’organisation hiérarchique (idéateur, processeur d’idées) présentant d’avantage de fonctions.

J’ai choisi pour cela Dynalist, fondé sur des listes textuelles imbriquées (« text-based nested list » ou « Outliner« ). Cet outil offre d’excellentes fonctions d’écriture, de visualisation et de filtrage. J’utilise par ailleurs cette application pour d’autres travaux.

J’espère que cette nouvelle interface rendra des services, une fois assimilés les gestes de base pour consulter le contenu.

Les commentaires sont les bienvenus via @jourde ou ce formulaire de contact.

Donnez du feedback sans perdre votre temps, ni celui des élèves

La zone proximale de développement selon Vygotsky signifie en substance que l’autonomie de progression de l’élève est limitée, et qu’il a besoin à un certain point d’une aide pour l’amener plus loin (voir notamment sur ce sujet la fiche de l’Université de Québec). C’est ce que nous faisons en tant qu’enseignants : nous aidons les élèves à aller plus loin.

Cela signifie que nous ne pouvons pas nous contenter d’accepter leur réponse ou leur tentative initiale. Nous leur donnons du feedback sur la façon de s’améliorer pour les aider à franchir ces étapes au-delà de ce qu’ils ont eux-mêmes atteint.

Le feedback est un retour d’information de l’enseignant sur les acquis de l’élève en vue de faciliter son apprentissage. L’objectif du feedback est d’indiquer à l’élève où il se situe par rapport aux attentes fixées et ce qu’il peut faire pour s’améliorer.

Ont-ils lu les commentaires ?

On peut dire que, si les élèves ne lisent pas vos commentaires, vous perdez votre temps à les donner.

Et pourquoi passer des heures à noter des commentaires sur des travaux d’élèves alors que nous savons qu’ils les négligeront et les jetteront peut-être même à la poubelle ? S’agit-il pour nous d’une question d’honneur ? S’agit-il d’une mauvaise perception de notre travail ?

A éviter : la méthode « The Big Lebowski. »

Pourquoi donnons-nous du feedback ?

Nous pouvons supposer que nous pensons que les élèves apprendront davantage si nous leur donnons du feedback. Cela est vrai… seulement si le feedback répond à certains critères.

  • Critère n°1 – le feedback doit être lu par les élèves.
  • Critère n°2 – le feedback doit indiquer spécifiquement ce que les élèves ont bien fait.
  • Critère n° 3 – le feedback doit indiquer de manière spécifique, avec des précisions, comment améliorer le travail.
  • Critère n° 4 – le feedback doit être réalisable.

Sur ces critères, voir notamment les travaux de John Hattie (voir par exemple « Getting Feedback Right: a Q&A With John Hattie« , Education Week, 2018).

Ne vous donnez pas une peine inutile

Si les élèves ne font rien avec vos commentaires, comment savez-vous qu’ils en ont tiré des leçons ? Le nombre d’heures dans la journée est limité, n’est-ce pas ? Vous ne pouvez pas tout faire.

Mettez fin à la culpabilité ! Vous n’avez pas besoin de mettre une note sur tout ce qu’un élève fait.

Vous n’êtes pas un mauvais enseignant si vous ne mettez pas des coups de stylo ou des annotations sur tous les travaux des élèves. Vous devez vous poser la questions : quel apprentissage résulte du temps que vous consacrez à votre travail ? Beaucoup ou un peu ? Si la réponse est un peu… ne le faites pas. Si vous passez plutôt du temps sur des choses qui ont une efficacité plus élevée pour l’apprentissage, vous êtes gagnant ! Ne vous inquiétez pas pour des broutilles…

Bien sûr, certains vous diront que vous ne faites pas votre travail. Ils peuvent bien définir votre travail comme de la paperasserie… mais ce n’est pourtant pas cela qui vous motive !

Pour les tâches de faible niveau de réflexion critique (comme le simple rappel de connaissances de base), il est préférable de ne pas vous mettre en peine. En fait, vous ne devriez pas du tout vous embêter à évaluer « manuellement » ces tâches. Utilisez plutôt un exerciseur en ligne (vous en trouverez ici une collection), ou n’importe quelle autre plateforme qui automatise l’évaluation notée. Pour les tâches de faible niveau de réflexion, le feedback immédiat offert par ces outils est légitimement meilleur pour l’apprentissage. Le fait de passer votre temps à noter des tâches de faible réflexion (vrai/faux, questions fermées…), pour les rendre à tout prix le lendemain à vos élèves, offre vraiment un faible retour sur investissement pour votre temps en termes d’apprentissage des élèves.

Mettez les élèves en activité sur le feedback

Si vous avez décidé de donner des commentaires, comment allez-vous faire en sorte que vos élèves en tirent des enseignements ? Il faut faire en sorte que cela fasse partie intégrante de votre processus de réflexion, tout comme vos plans de cours. Certes, il est plus rapide en termes de temps de classe de simplement distribuer les commentaires et de passer à autre chose… mais pourquoi avez-vous écrit et remis ces commentaires si ce n’est pour que vos élèves en tirent des leçons ? Utilisez donc le temps de classe pour que les élèves soient actifs et produisent quelque chose à partir de votre feedback.

Intégrez la reprise des commentaires dans les consignes

« Le feedback ou retour immédiat quand on apprend est un des plus puissants moteurs de l’apprentissage. » (A. Tricot, Apprendre avec le numérique, mythes et réalités)

Puisqu’une partie essentielle de l’apprentissage consiste à répondre au feedback, faites que le travail des élèves ne soit pas terminé tant qu’ils n’ont pas répondu aux commentaires : intégrez la réponse au feedback comme une partie essentielle des exercices et des activités. Faites littéralement que « répondre aux commentaires de l’enseignant » soit inclus dans les consignes.

Ne communiquez pas la note tant que les élèves n’ont pas répondu à vos commentaires.

La mission est incomplète si les élèves n’ont pas répondu à vos commentaires. Ne cédez pas. Si vous avez laissé des commentaires, vous ne perdrez pas votre temps ; que feront-ils de ces commentaires ? Vous serez probablement confrontés à des refus les premières fois,, mais soyez conséquents. Si vous laissez des commentaires, les élèves doivent agir en fonction de ceux-ci. Et ils ne doivent pas le faire lors de leur prochain travail ou devoir, mais lors même de celui-ci !

Retour sans score

Si vous utilisez Google Classroom (dans le cadre de G Suite for Education), il est essentiel que vous retourniez tout le travail de chaque élève. C’est ainsi que chaque score est publié. Notez cependant que, si vous n’avez pas attribué de score et que vous remettez le travail à l’élève dans Google Classroom, ce travail est reclassé en « Attribué » (non pas en « Remis). A ce jour l’outil de Google ne permet pas de classer un devoir comme étant en attente de reprise par l’élève. N’hésitez pas à veuillez envoyer à Google Classroom vos commentaires sur le fait que cette fonction serait très utile.

Astuce: modifiez le devoir et changez la date d’échéance.

  • La première date d’échéance était de soumettre le devoir pour recevoir des commentaires.
  • La date d’échéance actualisée est de soumettre à nouveau le devoir avec des améliorations en réponse aux commentaires.

Remplissez partiellement seulement la rubrique

L’un des critères de votre rubrique (grille d’évaluation) pourra être de « Répondre aux commentaires ». Lorsque les élèves soumettront leur travail pour la première fois, laissez cette ligne de la rubrique vide lors de votre première évaluation. Lorsqu’ils soumettront à nouveau leur travail, finissez alors de remplir la rubrique et mettez simplement à jour l’évaluation pour les domaines dans lesquels ils n’avaient initialement pas bien réussi, c’est-à-dire ceux que vous espérez avoir été maintenant corrigés.

On peut aussi utiliser un critère non noté (0 points), simplement pour permettre de visualiser si l’étape de reprise des commentaires a été faite.

Certes, c’est plus de travail pour vous d’évaluer le travail deux fois. Mais pourquoi enseignons-nous, si ce n’est pour développer des pratiques qui conduisent efficacement à l’apprentissage ?

Nous ne nous sommes certainement pas engagés dans l’enseignement pour faire de la paperasse…


Article adapté de Giving Feedback Wastes Your Time avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.

Enseigner et apprendre avec le numérique – notes

Je publie sous ce lien des notes de réflexion et de lecture sur la question du numérique éducatif. C’est un ensemble dynamique que je modifie régulièrement.

J’espère qu’il pourra intéresser des lecteurs et des lectrices.

Ce document est écrit et publié avec un idéateur (outliner) permettant une recherche et une exploration par dépliage et pliage des éléments (paragraphes imbriqués). L’outil ici utilisé est Dynalist (explications).

Changez la donne : utilisez des diapositives de commentaires

N’utilisez pas toujours un document de texte en ligne

Bien entendu, les traitements de texte en ligne collaboratifs sont extrêmement utiles pour les travaux d’élèves, car vous pouvez y accéder et y saisir vos commentaires . Mais ils ne sont pas toujours l’outil le plus adapté, notamment par ce qu’ils obligent l’enseignant.e à naviguer dans une multitude de documents remis par les élèves.

Bien souvent, d’ailleurs, les élèves pourraient plus avantageusement remettre leur travaux via un formulaire en ligne, comme Google Forms (astuce : utilisez alicekeeler.com/form pour saisir vos questions sur une feuille de calcul et les transformer rapidement en un formulaire Google).

Utilisez une application de diaporama et ajoutez une (ou plusieurs) diapositives de commentaires

Avec une application de diaporama telle que Google Slides, vous n’êtes pas limités aux commentaires figurant sur le côté du document (dans le cas d’un travail avec Google Docs). Au lieu de cela (en fait, en plus de cela), vous pouvez ajouter votre propre diapositive aux diapositives des élèves et prendre autant de place que souhaité pour vos commentaires.

N.B.: les outils utilisés ici sont ceux de G Suite for Education (il ne faut pas recueillir ni traiter des données personnelles d’élèves avec un compte personnel Google), notamment Google Slides. Il est évidemment possible de reproduire ces dispositifs avec des solutions tierces (p.e. Microsoft O365 Education).

Google Slides: c’est du multimédia

Toutes les activités que vous pouvez distribuer dans Google Docs peuvent être aussi bien distribuées dans Google Slides. Et c’est souvent mieux ! L’avantage de Slides est en effet la possibilité d’ajouter des éléments multimédias. De fait, le travail des élèves peut en être stimulé et les inviter à davantage de créativité.

Chaque diapositive dans Google Slides a une URL unique

Lorsque vous êtes sur une diapositive (par exemple, la diapositive n° 5), sélectionnez son url dans la barre d’adresse du navigateur(avec le navigateur Chrome, vous pouvez utilisez le raccourci clavier Ctrl + L) puis copiez la (Ctrl + C). Ce lien vous amènera directement à cette diapositive.

Des commentaires en vidéo

Vous pouvez même ajouter des commentaires vidéos aux travaux de vos élèves.

Pour cela, vous pouvez utiliser, par exemple, l’extension Screencastify dans le navigateur Chrome. La vidéo s’enregistre automatiquement dans Google Drive. Dans Google Slides, utilisez alors le menu Insérer, puis choisissez Vidéo et choisissez l’option Google Drive pour ajouter votre vidéo Screencastify.

N.B. : modifiez une fois pour toutes les paramètres de partage du dossier Screencastify dans votre Google Drive, afin que toute personne ayant le lien d’une vidéo lien la visionner (sans cela, vos vidéos resteraient privées).

Modèle de diaporama de commentaires

Si vous le souhaitez, faites une copie du modèle de feedback avec Google Slides (alicekeeler.com/slidesfeedback).

Si vous cliquez sur la petite flèche à côté de l’icône « plus » dans la barre d’outils, vous verrez toutes les mises en page. Notez que la dernière mise en page est violette. C’est la mise en page du feedback.

Communiquez le lien vers la diapositive de commentaires

Si vous ajoutez une diapositive de commentaires, vous souhaitez la communiquer à l’élève concerné. Il suffit de copier l’url de cette diapositive et la communiquer à l’élève. Faites Ctrl + L pour sélectionner l’URL (ou cliquez simplement dessus) et Ctrl + C pour la copier. Vous pouvez alors la communiquer, par exemple en la collant (Ctrl + V) dans les commentaires privés de Google Classroom. Ce lien dirige directement l’élève vers les commentaires qui lui sont destinées, sans devoir l’obliger à faire défiler toutes les diapositives.


Article adapté de Game Changer – Add a Feedback Slide, avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.

5 raisons d’utiliser Google Slides au lieu de Docs

Google Docs est certainement un outil d’une remarquable efficacité. Cependant, ce n’est pas toujours le plus adapté à vos besoins. Choisir stratégiquement ses outils est une dimension importante de la compétence numérique, comme en témoigne par exemple Europass (basé sur le cadre européen DigComp). L’utilisateur expérimenté en résolution de problèmes peut en effet déclarer ;

« Je peux choisir l’outil, l’appareil, l’application, le logiciel ou le service le mieux adapté pour résoudre un problème non technique. »

Voici donc 5 raisons d’utiliser Google Slides, et de réfréner peut-être l’habitude de choisir – sans trop réfléchir ? – Google Docs.

N.B. : la démonstration est ici faite avec Google Slides, mais elle pourrait tout aussi bien être réalisée avec Microsoft Excel online, qui présente dans l’ensemble les mêmes fonctionnalités (l’application de bureau permet d’ailleurs l’enregistrement audio pour du feedback sur les diapositives).

1. Collaborer

Certes, toutes les applications de G Suite sont des outils de collaboration. Mais lorsque vous voulez collaborer, Slides peut l’emporter sur Docs. En effet, même en collaborant avec une seule autre personne dans un Google Doc, il peut être déconcertant de voir son texte passer à la page suivante pendant qu’on travaille dessus, du fait des modifications apportées en amont par l’autre personne. Pour éviter cela, une astuce est d’appuyer plusieurs fois sur la touche Entrée pour donner à chaque personne de l’espace pour saisir son texte, sans avoir à se battre pour le curseur.

Avec Google Slides, cependant, ce n’est pas un problème. Vous ajoutez des zones de texte et ces zones de texte ne se déplacent pas lorsque quelqu’un d’autre modifie les diapositives.

Pour vos élèves, faites une diapositive de base et partagez-la avec toute la classe. Chaque élève dispose ainsi de sa propre diapositive, en dupliquant cette diapositive de base.

Instructions pour les élèves : Ajoutez une diapositive et inscrivez votre nom dans les notes de l’orateur.

Pour autant, il est très facile d’avoir des discussions et de partager ensemble des idées dans un même Google Slides.

2. Donner et recevoir du feedback

Google Slides est un canevas ouvert. Vous pouvez par exemple faire glisser une illustration sur une diapositive d’élève, sans pour autant déranger son travail d’écriture.

Vous pouvez profiter de l’espace hors cadre pour insérer des commentaires et des illustrations, telles que des emojis personnalisés (avec Bitmoji). L’insertion d’images ou de texte dans un Google Doc d’élève a tendance à brouiller le document ! Cela déplace le texte et modifie finalement le document lui-même.

Notez que vous pouvez commenter dans une diapositive Google de façon granulaire, un mot ou une phrase, tout comme vous pouvez le faire dans un Google Doc.

Avec Google Slides, vous pouvez ajouter une toute nouvelle diapositive au travail des élèves, en en modifiant la couleur de fond. Cette « feuille vierge » vous offre toute la place pour donner des rétroactions et des commentaires, plutôt que de vous efforcer de le faire, tant bien que mal, dans une marge trop étroite.

L’élève peut ainsi facilement visualiser tous les commentaires sur les diapositives grâce au code de couleur.

Les mises à jour pour les élèves basées sur les commentaires sont également faciles, car ceux-ci peuvent simplement ajouter une autre diapositive.

Vous pouvez aussi colorer le fond des diapositive avec des couleurs codées, pour signaler ce qui est convenable (vert) et ce qui est à améliorer (orange).

3. Insérer du multimédia

Contrairement à Google Docs, vous pouvez ajouter des vidéos à Google Slides. Utilisez par exemple Screencastify pour enregistrer le commentaire au format vidéo, en les sauvegardant automatiquement dans Google Drive. Utilisez ensuite le menu Insérer pour ajouter la vidéo directement sur la diapositive de l’élève. Les élèves peuvent également ajouter de la vidéo à leur travail, ce qui ajoute une toute nouvelle dimension.

4. Facilité de prise en main et de suivi

Avoir à ouvrir et à circuler entre 30 Google Docs (un par élève) est certainement quelque chose que vous voulez éviter… Pour aider les élèves à démarrer, commencez par un Google Slides collaboratif. Créez une diapositive et partagez-la avec la classe avec un accès en modification autorisée. Pendant qu’ils saisissent leur contenu, vous pouvez plus facilement intervenir et donner votre avis, en restant dans un seul et même document.

Lorsque vous repérez une diapositive vierge, vous savez qu’un élève a du mal à démarrer et vous pouvez aller vous asseoir avec lui, dans la classe, pour l’aider. C’est plus difficile à identifier lorsqu’ils travaillent dans des Google Docs individuels, n’est-ce pas ? Les élèves peuvent toujours, par la suite, copier et coller leur contenu dans un Google Doc individuel, si l’on a besoin de copies finales formalisées.

5. Partage facile par URL ciblées

Si un élève répond à la question 20 dans un Google Doc, vous devez faire défiler l’intégralité de ce Google Doc pour examiner sa réponse. Cela va pour un élève… mais pas pour toute une classe. Faire cela encore et encore prend un temps précieux.

Demandez plutôt aux élèves de traiter une question par diapositive. Ils pourront ensuite vous soumettre le lien spécifique correspondant à la diapositive 20. Un jeu simple de touches permet cela : ‘Contrôle (ou Commande) L » met l’URL en surbrillance dans la barre d’adresse du navigateur Chrome, et ‘Contrôle (ou Commande) C’ la copie. les élèves peuvent alors coller ce lien dans un courriel demandant de l’aide ou le soumettre aux commentaires privés dans Google Classroom pour vous diriger exactement vers cette diapositive.

Vous pouvez aussi faire cela lorsque vous examinez ou corrigez un travail. Vous regardez par exemple la 12e diapositive d’un travail soumis par un élève et, après avoir saisis vos commentaires, vous mettez en surbrillance l’URL et la copiez, pour la communiquer à l’élève. « Je t’ai laissé un commentaire dans sur la question 12. Réponds à présent à ce commentaire. Voici le lien », ou simplement « J’aime vraiment ce que tu as écris ici ! », et vous placez le lien vers la diapositive à laquelle vous faites spécifiquement référence.

Essayez les diapositives

Examinez donc bien les raisons pour lesquelles Google Docs est, ou non, le meilleur outil pour votre activité d’apprentissage. Il se peut bien que Google Slides soit plus adaptée !


Article adapté de 5 Reasons to Use Google Slides Instead of Docs, avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.

Enseignez à distance avec Google Slides

Comment fournir des instructions en ligne ?

Si vous proposez actuellement à vos élèves du matériel numérique via Google Classroom, Microsoft Teams, OneNote, Schoology, Canvas, etc… votre stratégie d’apprentissage à distance est sans doute suffisante.

Toutefois, si vous n’avez jamais utilisé l’une de ces plateformes ou si vous ne l’utilisez pas systématiquement, Google Slides est une excellente solution.

Une présentation unique

Créez une unique présentation Google Slides par classe, que vous utiliserez en cas de fermeture de l’école. Ne modifiez pas le lien : les élèves accéderont à ce même lien chaque jour. Puisque Google Slides n’est pas une pièce jointe que l’on télécharge, les élèves voient toujours la version mise à jour à chaque fois qu’ils y accèdent.

Conseil : Préparez des diapositives supplémentaires dans une présentation Google Slides différente et copiez-collez-les lorsque vous êtes prêt à les ajouter aux diapositives que les élèves voient.

Les diaporamas fonctionnent aussi hors ligne

En cas de faible connectivité, Google Slides peut être consulté même hors ligne. L’inconvénient est que les mises à jour des diapositives ne seront pas accessibles avant la reconnexion.

Certains élèves ayant une faible connectivité à leur domicile pourront se déplacer pour atteindre une zone ayant un wifi ouvert (près d’un commerce de restauration, par exemple), et se connecter brièvement pour mettre à jour les diapositives (travaillez aussi avec les familles qui n’ont pas d’accès pour trouver des alternatives à l’utilisation des solutions numériques). Une fois mis à jour, les élèves peuvent utiliser les diapositives dans une situation de faible connectivité ou d’absence d’internet à la maison.

Vous pouvez aussi demander aux élèves d’ouvrir les diapositives lorsqu’ils disposent d’une connexion, avant qu’ils n’aient besoin de les utiliser. Cela leur permet de les ajouter à leur Google Drive.

  • Si vos élèves ont des comptes G Suite pour l’éducation, vous pouvez ajouter leurs comptes dans les paramètres de partage en tant que lecteurs.
  • Si vos élèves ont seulement des comptes Google personnels, vous pouvez les ajouter comme lecteurs, mais pas comme éditeurs ni commentateurs. En effet, les comptes personnels ne sont pas compatibles avec les règles de protection de données personnes (comme le RGPD dans l’Union Européenne). 

Placez le plus récent au début

Lorsque vous concevez votre diaporama pour l’enseignement à distance, pensez que vous ne voulez pas obliger les élèves à devoir faire défiler des travaux ou des messages qu’ils ont déjà vus. Si vous mettez le travail à jour quotidiennement, placez les jours de travail actuels en haut du diaporama.

La première diapositive, par exemple, sera pour mercredi. La cinquième diapositive pour le mardi, etc.

Continuez à utiliser les mêmes diapositives Google Slides tout le temps. Ajoutez simplement les nouveaux jours en haut au lieu du bas.

Utilisez des codes couleur

Changez la couleur de fond des diapositives pour indiquer de quel type de diapositive il s’agit. Prévoyez par exemple :

  • un fond jaune pour la date et l’ordre du jour ;
  • un fond bleu pour les instructions ;
  • un fond violet pour les diapositives d’action que les élèves sont censés réaliser;
  • un fond orange pour les annonces…

Vous pouvez utiliser la fonction « masque » de Google Slides, qui vous permet de créer des modèles de diapositives.

Liens hypertextes

Mettez le texte en surbrillance sur Google Slides et utilisez ‘Control K’ pour créer un lien hypertexte. Cela vous permettra de saisir votre agenda du jour sur la première diapositive et de lier ces points de l’agenda à la diapositive à laquelle ils se réfèrent.

Même si vous déplacez l’ordre des diapositives entre les hyperliens, l’élève sera toujours dirigé vers la bonne diapositive. Même s’il est indiqué que le lien pointe vers la « diapositive 2 », en réalité, il s’agit d’un lien vers l’ID (identifiant) de la diapositive 2. Si la diapositive 2 se déplace, l’identifiant ne change pas.

Ajoutez des captures d’écran

Prenez une photo avec votre téléphone ou faites des captures d’écran de fichiers sur votre ordinateur pour ajouter des questions et des activités pour les élèves. Les élèves peuvent effectuer le travail sur papier ou utiliser un Google Doc ou une autre plateforme pour compléter leur travail.

Ajoutez des vidéos

Renseignez-vous sur les possibilités de connexion de vos élèves. Fournissez les mêmes informations dans un texte que celles que vous incluez dans une vidéo. Vous pouvez ajouter une vidéo à partir de YouTube ou de Google Drive. Si possible, je recommande Google Drive. Toutefois, sachez que votre vidéo est privée par défaut dans Google Drive.

Créez un dossier dans le Drive pour vos vidéos et modifiez les autorisations de partage pour que toute personne ayant le lien puisse les voir. Aide sur le partage.

Screencastify est une excellente option pour créer facilement des vidéos dans Google Drive. Trouvez le dossier Screencastify dans Google Drive et modifiez les paramètres de partage pour que toute personne ayant le lien puisse le voir.

Lorsque vous utilisez le menu Insérer pour ajouter une vidéo, vous pouvez redimensionner la vidéo pour en faire un petit rectangle. Cela vous permet d’ajouter un texte d’explication près de vos exemples ou de mettre plusieurs vidéos sur une même page.

Voici aussi un exemple proposé par Catlin Tucker, avec une vidéo d’instructions insérée dans un diaporama d’activités hebdomadaires (source) :

Ce n’est pas du Steven Spielberg

Il est très difficile de créer des vidéos de haute qualité. Le montage vidéo prend énormément de temps. Alors, n’essayez même pas (sauf si cela vous passionne) !

Faites des vidéos très courtes, et faites-en beaucoup. Vous pouvez viser 30 secondes. C’est particulièrement utile quand la connectivité est faible : les vidéos plus courtes ne prendront pas autant de temps à être traitées ou à charger.

N’ayez pas peur de faire des vidéos de même quelques secondes ! Quand elles sont courtes, vous êtes plus enthousiaste, plus au point, vous ne vous répétez pas, vous ne devez pas faire de pause. Ces vidéos sont faciles à refaire au besoin. Elles sont aussi plus faciles à sous-titrer, si nécessaire.

Faites un lien court

Allez sur un raccourcisseur de lien (par exemple tinyurl.com ou un autre) et créez un lien court pour chacune de vos Google Slides. Dans le cas de tinyiurl, utilisez le lien à partir du bouton Partager. Utilisez alors l’option pour créer un lien personnalisé. Par exemple : https://tinyurl.com/diapogrenouille

Grâce à un lien court, vous pouvez saisir le lien dans un feuillet à envoyer à la maison, ce qui permet aux étudiants et aux parents d’accéder plus facilement à la version publiée de Google Slides.


Article adapté de Distance Learning with Google Slides, avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.


Mise à jour – utilisation des statistiques

Le tableau de bord des activités (disponible dans toutes les éditions de G Suite) vous donne des informations intéressantes sur les consultations de vos diaporamas partagés. Parfois avec émois…


Mise à jour – exemples de diapositives de mise en scène et de scénarisation

De nombreux enseignantes et de nombreuses enseignantes, en France comme ailleurs, partages des idées de diapositives avec des mises en scènes pour la scénarisation pédagogique. En voici quelques exemples.