Changez la donne : utilisez des diapositives de commentaires

N’utilisez pas toujours un document de texte en ligne

Bien entendu, les traitements de texte en ligne collaboratifs sont extrêmement utiles pour les travaux d’élèves, car vous pouvez y accéder et y saisir vos commentaires . Mais ils ne sont pas toujours l’outil le plus adapté, notamment par ce qu’ils obligent l’enseignant.e à naviguer dans une multitude de documents remis par les élèves.

Bien souvent, d’ailleurs, les élèves pourraient plus avantageusement remettre leur travaux via un formulaire en ligne, comme Google Forms (astuce : utilisez alicekeeler.com/form pour saisir vos questions sur une feuille de calcul et les transformer rapidement en un formulaire Google).

Utilisez une application de diaporama et ajoutez une (ou plusieurs) diapositives de commentaires

Avec une application de diaporama telle que Google Slides, vous n’êtes pas limités aux commentaires figurant sur le côté du document (dans le cas d’un travail avec Google Docs). Au lieu de cela (en fait, en plus de cela), vous pouvez ajouter votre propre diapositive aux diapositives des élèves et prendre autant de place que souhaité pour vos commentaires.

N.B.: les outils utilisés ici sont ceux de G Suite for Education (il ne faut pas recueillir ni traiter des données personnelles d’élèves avec un compte personnel Google), notamment Google Slides. Il est évidemment possible de reproduire ces dispositifs avec des solutions tierces (p.e. Microsoft O365 Education).

Google Slides: c’est du multimédia

Toutes les activités que vous pouvez distribuer dans Google Docs peuvent être aussi bien distribuées dans Google Slides. Et c’est souvent mieux ! L’avantage de Slides est en effet la possibilité d’ajouter des éléments multimédias. De fait, le travail des élèves peut en être stimulé et les inviter à davantage de créativité.

Chaque diapositive dans Google Slides a une URL unique

Lorsque vous êtes sur une diapositive (par exemple, la diapositive n° 5), sélectionnez son url dans la barre d’adresse du navigateur(avec le navigateur Chrome, vous pouvez utilisez le raccourci clavier Ctrl + L) puis copiez la (Ctrl + C). Ce lien vous amènera directement à cette diapositive.

Des commentaires en vidéo

Vous pouvez même ajouter des commentaires vidéos aux travaux de vos élèves.

Pour cela, vous pouvez utiliser, par exemple, l’extension Screencastify dans le navigateur Chrome. La vidéo s’enregistre automatiquement dans Google Drive. Dans Google Slides, utilisez alors le menu Insérer, puis choisissez Vidéo et choisissez l’option Google Drive pour ajouter votre vidéo Screencastify.

N.B. : modifiez une fois pour toutes les paramètres de partage du dossier Screencastify dans votre Google Drive, afin que toute personne ayant le lien d’une vidéo lien la visionner (sans cela, vos vidéos resteraient privées).

Modèle de diaporama de commentaires

Si vous le souhaitez, faites une copie du modèle de feedback avec Google Slides (alicekeeler.com/slidesfeedback).

Si vous cliquez sur la petite flèche à côté de l’icône « plus » dans la barre d’outils, vous verrez toutes les mises en page. Notez que la dernière mise en page est violette. C’est la mise en page du feedback.

Communiquez le lien vers la diapositive de commentaires

Si vous ajoutez une diapositive de commentaires, vous souhaitez la communiquer à l’élève concerné. Il suffit de copier l’url de cette diapositive et la communiquer à l’élève. Faites Ctrl + L pour sélectionner l’URL (ou cliquez simplement dessus) et Ctrl + C pour la copier. Vous pouvez alors la communiquer, par exemple en la collant (Ctrl + V) dans les commentaires privés de Google Classroom. Ce lien dirige directement l’élève vers les commentaires qui lui sont destinées, sans devoir l’obliger à faire défiler toutes les diapositives.


Article adapté de Game Changer – Add a Feedback Slide, avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.

5 raisons d’utiliser Google Slides au lieu de Docs

Google Docs est certainement un outil d’une remarquable efficacité. Cependant, ce n’est pas toujours le plus adapté à vos besoins. Choisir stratégiquement ses outils est une dimension importante de la compétence numérique, comme en témoigne par exemple Europass (basé sur le cadre européen DigComp). L’utilisateur expérimenté en résolution de problèmes peut en effet déclarer ;

« Je peux choisir l’outil, l’appareil, l’application, le logiciel ou le service le mieux adapté pour résoudre un problème non technique. »

Voici donc 5 raisons d’utiliser Google Slides, et de réfréner peut-être l’habitude de choisir – sans trop réfléchir ? – Google Docs.

N.B. : la démonstration est ici faite avec Google Slides, mais elle pourrait tout aussi bien être réalisée avec Microsoft Excel online, qui présente dans l’ensemble les mêmes fonctionnalités (l’application de bureau permet d’ailleurs l’enregistrement audio pour du feedback sur les diapositives).

1. Collaborer

Certes, toutes les applications de G Suite sont des outils de collaboration. Mais lorsque vous voulez collaborer, Slides peut l’emporter sur Docs. En effet, même en collaborant avec une seule autre personne dans un Google Doc, il peut être déconcertant de voir son texte passer à la page suivante pendant qu’on travaille dessus, du fait des modifications apportées en amont par l’autre personne. Pour éviter cela, une astuce est d’appuyer plusieurs fois sur la touche Entrée pour donner à chaque personne de l’espace pour saisir son texte, sans avoir à se battre pour le curseur.

Avec Google Slides, cependant, ce n’est pas un problème. Vous ajoutez des zones de texte et ces zones de texte ne se déplacent pas lorsque quelqu’un d’autre modifie les diapositives.

Pour vos élèves, faites une diapositive de base et partagez-la avec toute la classe. Chaque élève dispose ainsi de sa propre diapositive, en dupliquant cette diapositive de base.

Instructions pour les élèves : Ajoutez une diapositive et inscrivez votre nom dans les notes de l’orateur.

Pour autant, il est très facile d’avoir des discussions et de partager ensemble des idées dans un même Google Slides.

2. Donner et recevoir du feedback

Google Slides est un canevas ouvert. Vous pouvez par exemple faire glisser une illustration sur une diapositive d’élève, sans pour autant déranger son travail d’écriture.

Vous pouvez profiter de l’espace hors cadre pour insérer des commentaires et des illustrations, telles que des emojis personnalisés (avec Bitmoji). L’insertion d’images ou de texte dans un Google Doc d’élève a tendance à brouiller le document ! Cela déplace le texte et modifie finalement le document lui-même.

Notez que vous pouvez commenter dans une diapositive Google de façon granulaire, un mot ou une phrase, tout comme vous pouvez le faire dans un Google Doc.

Avec Google Slides, vous pouvez ajouter une toute nouvelle diapositive au travail des élèves, en en modifiant la couleur de fond. Cette « feuille vierge » vous offre toute la place pour donner des rétroactions et des commentaires, plutôt que de vous efforcer de le faire, tant bien que mal, dans une marge trop étroite.

L’élève peut ainsi facilement visualiser tous les commentaires sur les diapositives grâce au code de couleur.

Les mises à jour pour les élèves basées sur les commentaires sont également faciles, car ceux-ci peuvent simplement ajouter une autre diapositive.

Vous pouvez aussi colorer le fond des diapositive avec des couleurs codées, pour signaler ce qui est convenable (vert) et ce qui est à améliorer (orange).

3. Insérer du multimédia

Contrairement à Google Docs, vous pouvez ajouter des vidéos à Google Slides. Utilisez par exemple Screencastify pour enregistrer le commentaire au format vidéo, en les sauvegardant automatiquement dans Google Drive. Utilisez ensuite le menu Insérer pour ajouter la vidéo directement sur la diapositive de l’élève. Les élèves peuvent également ajouter de la vidéo à leur travail, ce qui ajoute une toute nouvelle dimension.

4. Facilité de prise en main et de suivi

Avoir à ouvrir et à circuler entre 30 Google Docs (un par élève) est certainement quelque chose que vous voulez éviter… Pour aider les élèves à démarrer, commencez par un Google Slides collaboratif. Créez une diapositive et partagez-la avec la classe avec un accès en modification autorisée. Pendant qu’ils saisissent leur contenu, vous pouvez plus facilement intervenir et donner votre avis, en restant dans un seul et même document.

Lorsque vous repérez une diapositive vierge, vous savez qu’un élève a du mal à démarrer et vous pouvez aller vous asseoir avec lui, dans la classe, pour l’aider. C’est plus difficile à identifier lorsqu’ils travaillent dans des Google Docs individuels, n’est-ce pas ? Les élèves peuvent toujours, par la suite, copier et coller leur contenu dans un Google Doc individuel, si l’on a besoin de copies finales formalisées.

5. Partage facile par URL ciblées

Si un élève répond à la question 20 dans un Google Doc, vous devez faire défiler l’intégralité de ce Google Doc pour examiner sa réponse. Cela va pour un élève… mais pas pour toute une classe. Faire cela encore et encore prend un temps précieux.

Demandez plutôt aux élèves de traiter une question par diapositive. Ils pourront ensuite vous soumettre le lien spécifique correspondant à la diapositive 20. Un jeu simple de touches permet cela : ‘Contrôle (ou Commande) L » met l’URL en surbrillance dans la barre d’adresse du navigateur Chrome, et ‘Contrôle (ou Commande) C’ la copie. les élèves peuvent alors coller ce lien dans un courriel demandant de l’aide ou le soumettre aux commentaires privés dans Google Classroom pour vous diriger exactement vers cette diapositive.

Vous pouvez aussi faire cela lorsque vous examinez ou corrigez un travail. Vous regardez par exemple la 12e diapositive d’un travail soumis par un élève et, après avoir saisis vos commentaires, vous mettez en surbrillance l’URL et la copiez, pour la communiquer à l’élève. « Je t’ai laissé un commentaire dans sur la question 12. Réponds à présent à ce commentaire. Voici le lien », ou simplement « J’aime vraiment ce que tu as écris ici ! », et vous placez le lien vers la diapositive à laquelle vous faites spécifiquement référence.

Essayez les diapositives

Examinez donc bien les raisons pour lesquelles Google Docs est, ou non, le meilleur outil pour votre activité d’apprentissage. Il se peut bien que Google Slides soit plus adaptée !


Article adapté de 5 Reasons to Use Google Slides Instead of Docs, avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.

Enseignez à distance avec Google Slides

Comment fournir des instructions en ligne ?

Si vous proposez actuellement à vos élèves du matériel numérique via Google Classroom, Microsoft Teams, OneNote, Schoology, Canvas, etc… votre stratégie d’apprentissage à distance est sans doute suffisante.

Toutefois, si vous n’avez jamais utilisé l’une de ces plateformes ou si vous ne l’utilisez pas systématiquement, Google Slides est une excellente solution.

Une présentation unique

Créez une unique présentation Google Slides par classe, que vous utiliserez en cas de fermeture de l’école. Ne modifiez pas le lien : les élèves accéderont à ce même lien chaque jour. Puisque Google Slides n’est pas une pièce jointe que l’on télécharge, les élèves voient toujours la version mise à jour à chaque fois qu’ils y accèdent.

Conseil : Préparez des diapositives supplémentaires dans une présentation Google Slides différente et copiez-collez-les lorsque vous êtes prêt à les ajouter aux diapositives que les élèves voient.

Les diaporamas fonctionnent aussi hors ligne

En cas de faible connectivité, Google Slides peut être consulté même hors ligne. L’inconvénient est que les mises à jour des diapositives ne seront pas accessibles avant la reconnexion.

Certains élèves ayant une faible connectivité à leur domicile pourront se déplacer pour atteindre une zone ayant un wifi ouvert (près d’un commerce de restauration, par exemple), et se connecter brièvement pour mettre à jour les diapositives (travaillez aussi avec les familles qui n’ont pas d’accès pour trouver des alternatives à l’utilisation des solutions numériques). Une fois mis à jour, les élèves peuvent utiliser les diapositives dans une situation de faible connectivité ou d’absence d’internet à la maison.

Vous pouvez aussi demander aux élèves d’ouvrir les diapositives lorsqu’ils disposent d’une connexion, avant qu’ils n’aient besoin de les utiliser. Cela leur permet de les ajouter à leur Google Drive.

  • Si vos élèves ont des comptes G Suite pour l’éducation, vous pouvez ajouter leurs comptes dans les paramètres de partage en tant que lecteurs.
  • Si vos élèves ont seulement des comptes Google personnels, vous pouvez les ajouter comme lecteurs, mais pas comme éditeurs ni commentateurs. En effet, les comptes personnels ne sont pas compatibles avec les règles de protection de données personnes (comme le RGPD dans l’Union Européenne). 

Placez le plus récent au début

Lorsque vous concevez votre diaporama pour l’enseignement à distance, pensez que vous ne voulez pas obliger les élèves à devoir faire défiler des travaux ou des messages qu’ils ont déjà vus. Si vous mettez le travail à jour quotidiennement, placez les jours de travail actuels en haut du diaporama.

La première diapositive, par exemple, sera pour mercredi. La cinquième diapositive pour le mardi, etc.

Continuez à utiliser les mêmes diapositives Google Slides tout le temps. Ajoutez simplement les nouveaux jours en haut au lieu du bas.

Utilisez des codes couleur

Changez la couleur de fond des diapositives pour indiquer de quel type de diapositive il s’agit. Prévoyez par exemple :

  • un fond jaune pour la date et l’ordre du jour ;
  • un fond bleu pour les instructions ;
  • un fond violet pour les diapositives d’action que les élèves sont censés réaliser;
  • un fond orange pour les annonces…

Vous pouvez utiliser la fonction « masque » de Google Slides, qui vous permet de créer des modèles de diapositives.

Liens hypertextes

Mettez le texte en surbrillance sur Google Slides et utilisez ‘Control K’ pour créer un lien hypertexte. Cela vous permettra de saisir votre agenda du jour sur la première diapositive et de lier ces points de l’agenda à la diapositive à laquelle ils se réfèrent.

Même si vous déplacez l’ordre des diapositives entre les hyperliens, l’élève sera toujours dirigé vers la bonne diapositive. Même s’il est indiqué que le lien pointe vers la « diapositive 2 », en réalité, il s’agit d’un lien vers l’ID (identifiant) de la diapositive 2. Si la diapositive 2 se déplace, l’identifiant ne change pas.

Ajoutez des captures d’écran

Prenez une photo avec votre téléphone ou faites des captures d’écran de fichiers sur votre ordinateur pour ajouter des questions et des activités pour les élèves. Les élèves peuvent effectuer le travail sur papier ou utiliser un Google Doc ou une autre plateforme pour compléter leur travail.

Ajoutez des vidéos

Renseignez-vous sur les possibilités de connexion de vos élèves. Fournissez les mêmes informations dans un texte que celles que vous incluez dans une vidéo. Vous pouvez ajouter une vidéo à partir de YouTube ou de Google Drive. Si possible, je recommande Google Drive. Toutefois, sachez que votre vidéo est privée par défaut dans Google Drive.

Créez un dossier dans le Drive pour vos vidéos et modifiez les autorisations de partage pour que toute personne ayant le lien puisse les voir. Aide sur le partage.

Screencastify est une excellente option pour créer facilement des vidéos dans Google Drive. Trouvez le dossier Screencastify dans Google Drive et modifiez les paramètres de partage pour que toute personne ayant le lien puisse le voir.

Lorsque vous utilisez le menu Insérer pour ajouter une vidéo, vous pouvez redimensionner la vidéo pour en faire un petit rectangle. Cela vous permet d’ajouter un texte d’explication près de vos exemples ou de mettre plusieurs vidéos sur une même page.

Voici aussi un exemple proposé par Catlin Tucker, avec une vidéo d’instructions insérée dans un diaporama d’activités hebdomadaires (source) :

Ce n’est pas du Steven Spielberg

Il est très difficile de créer des vidéos de haute qualité. Le montage vidéo prend énormément de temps. Alors, n’essayez même pas (sauf si cela vous passionne) !

Faites des vidéos très courtes, et faites-en beaucoup. Vous pouvez viser 30 secondes. C’est particulièrement utile quand la connectivité est faible : les vidéos plus courtes ne prendront pas autant de temps à être traitées ou à charger.

N’ayez pas peur de faire des vidéos de même quelques secondes ! Quand elles sont courtes, vous êtes plus enthousiaste, plus au point, vous ne vous répétez pas, vous ne devez pas faire de pause. Ces vidéos sont faciles à refaire au besoin. Elles sont aussi plus faciles à sous-titrer, si nécessaire.

Faites un lien court

Allez sur un raccourcisseur de lien (par exemple tinyurl.com ou un autre) et créez un lien court pour chacune de vos Google Slides. Dans le cas de tinyiurl, utilisez le lien à partir du bouton Partager. Utilisez alors l’option pour créer un lien personnalisé. Par exemple : https://tinyurl.com/diapogrenouille

Grâce à un lien court, vous pouvez saisir le lien dans un feuillet à envoyer à la maison, ce qui permet aux étudiants et aux parents d’accéder plus facilement à la version publiée de Google Slides.


Article adapté de Distance Learning with Google Slides, avec l’autorisation d’Alice Keeler.
Ce contenu est soumis au droit d’auteur et n’est pas sous licence Creative Commons.


Mise à jour – utilisation des statistiques

Le tableau de bord des activités (disponible dans toutes les éditions de G Suite) vous donne des informations intéressantes sur les consultations de vos diaporamas partagés. Parfois avec émois…


Mise à jour – exemples de diapositives de mise en scène et de scénarisation

De nombreux enseignantes et de nombreuses enseignantes, en France comme ailleurs, partages des idées de diapositives avec des mises en scènes pour la scénarisation pédagogique. En voici quelques exemples.

Pousser automatiquement des consignes dans un document de travail en ligne

Il peut être intéressant de communiquer progressivement des consignes de travail aux élèves, ou même de pouvoir modifier et adapter les consignes selon le déroulement d’une séquence.

Voici une astuce pour le faire avec les outils Google Docs et Google Sheets. L’idée est de faire collaborer les élèves sur un même document partagé.

N.B. : on peut facilement mettre en place plusieurs groupes d’élèves, en poussant les consignes sur plusieurs documents à la fois (chaque document sera associé au même tableur de consignes).

Cette méthode fonctionne aussi avec l’intégration d’un tableau dans un diaporama Google Sildes.

Apprendre à rédiger avec un tableur

 

Capture d’écran 2017-04-22 à 00.00.57.png

L’enseignant est un architecte de situations d’apprentissage. Celles-ci sont efficaces quand elles permettent des rétroactions rapides et fréquentes, allant dans le sens d’un suivi fin et d’une véritable conversation. Dans cette perspective, l’utilisation d’outils numériques se justifie lorsque ceux-ci apportent — mieux que le papier — de telles possibilités d’interaction et de collaboration (immédiates ou différées), mais aussi de publication. Tel est le cas des tableurs, notamment dans leurs versions en ligne. 

L’usage du tableur se justifie aussi par la nécessité de développer la littératie numérique des élèves, autrement dit leur capacité à travailler avec les outils numériques fondamentaux. Or le tableur fait pleinement partie de tels outils. Il est dès lors important pour les élèves d’être formés à l’utilisation du véritable couteau suisse numérique qu’est le tableur. Cet outil ne sert pas qu’à effectuer des calculs : les données organisées dans des grilles peuvent être des textes.

Flexible, polyvalent et désormais en ligne (donc partageable et collaboratif), ses potentialités en font un outil de choix pour la conception de situations d’apprentissage. Pourquoi ne pas explorer plus avant ses potentialités pour des activités de recherche, d’écriture et d’évaluation ?

The answer is always a spreadsheet.
— Alice Keeler, @alicekeeler

Lire la suite

Un tableur pour suivre des prises de paroles négociées en groupes

Capture d’écran 2017-02-18 à 21.19.36.pngPour animer et « ludifier » en classe les travaux de groupes, j’avais présenté un tableur pour suivre les scores de travaux en « îlots bonifiés ».  Après avoir poursuivi cette activité, je propose une nouvelle version, quelque peu allégée, du tableur. L’outil est ici Google Sheets, mais on peut facilement utiliser une autre application (Excel, Numbers, OpenOffice, Framacalc.

N.B. : je propose également une version prenant en compte le suivi de compétences.

Comme toujours, ceci est un travail en cours d’amélioration, qui bénéficiera résolument de vos remarques.

Une rubrique dans un tableur : évaluer plus efficacement les élèves

grilleLes enseignants cherchent à rendre les évaluations moins chronophages et plus utiles pour les élèves.
L’intérêt des grilles est ici connu : elles encadrent la subjectivité de l’évaluateur et réduisent la portée de certains biais de jugement, elles améliorent la fidélité et la stabilité des évaluations, elles ont généralement la faveur des apprenants, elles génèrent des traces d’apprentissages, elles améliorent la rapidité de l’évaluation (voir ce qu’en dit l’Université de Genève).
Voici une proposition d’utilisation de grilles d’évaluation avec un tableur en ligne. L’outil choisi est Google Sheets, dont certaines fonctions avancées (création de documents et publipostage) ne sont à ma connaissance pas encore disponibles dans les autres outils. Ce dispositif est bien entendu adaptable à différentes situations d’évaluation, pour différents niveaux scolaires et différentes matières.
N.B. : j’avais déjà présenté un dispositif basé sur un formulaire lié à un tableur (« Corriger des copies avec un formulaire« ) ou un autre basé sur des copies numérisées au format pdf (« Corriger numériquement (et efficacement) des copies papier »).

Lire la suite

Collecter et envoyer les liens de formulaires personnalisés (2)

Après avoir vu comment paramétrer un formulaire pour permettre aux élèves de modifier et de compléter leurs réponses (dans « Collecter et envoyer les liens de formulaires personnalisés (1)« ), j’explique ici comment l’enseignant peut collecter les liens de modifications et, si nécessaire, les communiquer aux élèves en les imprimant au format court, sous forme de QR Codes ou encore par publipostage.

Lire la suite

Collecter et envoyer les liens de formulaires personnalisés (1)

giphy-1J’ai expliqué comment mettre en place des « Formulaires de suivis autonomes et formatifs des devoirs« . Ce dispositif donne satisfaction (même s’il ne permet pas encore une vraie conversation), mais il est exposé au fait que des élèves peuvent égarer leurs liens d’accès personnalisés. Certes, Google Forms (l’outil ici utilisé) permet l’envoi automatique de courriels contenant les réponses et les liens de modifications personnalisés. Mais les élèves peuvent encore égarer ces courriels ou peiner à les retrouver (qui donc leur enseigne à organiser une boîte de courriels ou à y manier les opérateurs de recherche ?).

Il est donc utile — même indispensable — de collecter les liens et de pouvoir les communiquer aux élèves en cas besoin, en les imprimant au format court, par des QR Codes ou par publipostage. Voici comment procéder avec Google Forms et Goole Sheets (méthode en partie adaptable à d’autres applications).

Cet article est complété par « Collecter et envoyer les liens de formulaires personnalisés (2)« .

Lire la suite

Entrons dans la légende

Pour diversifier les activités de lecture et d’écriture, je propose un exercice dans lequel le élèves écrivent des légendes d’images illustrant des textes. Cette activité utilise des formulaires en ligne (collecte des légendes) et des feuilles de calcul (consultation et traitement des propositions). Elle est facilement transférable et adaptable à de nombreuses situations pédagogiques.

Lire la suite