Des “tracts” numériques pastiches pour renforcer la compréhension des élèves

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N.B : voici la carte de ressources servant de support à l’atelier « explocamp » présenté à Ludovia #12 (2015).

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Un bon test de la compréhension des élèves est leur capacité à utiliser le matériel enseigné et, notamment, à le transformer de manière créative. Un tel exercice présente des avantages :

  • il offre une respiration ludique et collaborative dans le cours ;
  • il permet d’impliquer les élèves par des activités ludiques — tout en soulignant qu’ils ne peuvent jouer sans une certaine maîtrise des contenus ;
  • il permet d’enseigner les règles et les techniques de la publication en ligne (sans oublier les enjeux visuels).

Typiquement, à partir du matériel du cours, le travail demandé aux élèves est d’imaginer et de réaliser une page annonçant un évènement fictif (colloque, concert, sortie d’ouvrage, annonce, publicité…). Cette activité est facilement déclinable dans chaque discipline et chaque niveau. Elle permet aux élèves de s’approprier des contenus disciplinaires en jouant à les détourner (on ne comprend bien que ce que l’on peut transformer). Elle leur permet aussi de s’approprier des outils et des savoir-faire de la publication numérique.

Cette activité nécessite des ordinateurs connectés ou des terminaux mobiles (certaines applications ayant des versions mobiles ou étant adaptés aux écrans mobiles). Les élèves utilisent une application en ligne (généralement gratuite).

Voici une sélection d’applications.

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Petite méthode des prises de notes coopératives

Je pratique depuis 2009 la prise de note coopérative du cours de philosophie.
A presque chaque séance du cours, un élève est nommé “secrétaire”  : il veillera à la publication des notes du cours de philosophie.

Ce travail se fait avec en ligne. L’outil principalement utilisé est Google Docs, qui présente de puissantes fonctions de collaboration (commentaires de type « forum » sur toute partie du texte, historique des révisions, clavardage) et de publication.

Voici le petit guide de méthode que je remets aux élèves (en le commentant avec eux).

Quelles sont les finalités et les avantages d’une telle pratique ? Je reproduis ici l’analyse de Cédric RIDEL, qui enseigne au Lycée français International Marguerite Duras (VIÊT NAM), et qui incite aussi à la prise de notes collaborative (mais plutôt en synchrone).

Les finalités du document [final] sont alors multiples :

  • avoir une référence pour corriger sa propre prise de note sur son cahier
  • avoir une base pour construire des fiches de révision, manuscrites ou numériques
  • l’imprimer pour avoir un cours complet
  • réviser la leçon à la maison
  • réviser la leçon sur un support mobile comme un ordinateur portable ou un smartphone (cette dernière idée est encore en test).

C’est aussi intéressant pour les élèves absents :

  • pour suivre le déroulement du cours en direct s’ils peuvent se connecter
  • pour récupérer le cours en revenant en classe

Source : http://kanaga.ridel.org/?p=1329

N’hésitez pas à m’indiquer les (vos) bonnes pratiques !

Voici quelques copies d’écran de l’interface de Google Docs.

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Google Docs - 6 FRD 2011-12-1-1-2
6 FRD JOVEN FERNANDEZ Melinda - Google Docs-1-1-1
6 FRD JOVEN FERNANDEZ Melinda - Google Docs-2-1
image d'illustration du billet cc IvanWalsh.com . 

Pratiques numériques d’avril : de belles promesses

Pour mémoire, je viens d’expérimenter quelques pratiques numériques (TICE) très encourageantes. Les voici.

Ecriture et annotations collaboratives avec www.diigo.com

J’ai placé sur des textes publiés en ligne des questions sous formes de « sticky notes ».  J’ai ensuite demandé à des groupes d’élèves de répondre collaborativement à ces questions, dans le cadre de séances en salle multipostes. Ce travail sera continué par les élèves depuis leur domicile.
N.B. : je commence à utiliser diigo pour la constitution de signets sociaux annotés à destination du cours de philosophie.

Elaboration collaborative d’une carte d’idées avec www.mindmeister.com

En salle multipostes, les élèves cherchent des arguments pour et contre une questions philosophique. Ils placent ces arguments dans une même carte d’idées collaborative (« wikimap »), dans une sorte de grande remue-méninge.  Je peux quant à moi retracer l’historique de toutes les interventions (frise chronologique avec jeux de couleurs pour identifier les élèves).
Lors d’une seconde séance, ces arguments sont mis en ordre et approfondis. La collaboration sera continuée à domicile.
N.B. : mindmeister intègre un outil de chat en mode collaboratif.

Ecriture collaborative avec http://typewith.me

En salle multipostes, les élèves sont répartis en groupes de deux (les élèves sont assis à distance l’un de l’autre et sont associés en évitant les affinités). Les élèves rédigent une étude de texte en partageant le même outil d’écriture, qui intègre un module de chat. Ce travail sera poursuivi hors du cours. Les étapes de l’élaboration peuvent être sauvegardées. Je peux intervenir à distance dans le travail de chaque groupe.

Prise de note et écriture en cours via un clavier sans fil et un vidéo projecteur

Dans une salle équipée d’un vidéoprojecteur, un élève est chargé de formuler ce qui se dit (prise de notes sur le cours, formulation d’une argumentation, d’une thèse d’un texte, etc.) à l’aide d’un clavier sans fil (intégrant une souris). Cela produit une assez forte interaction entre les élèves (et moi-même !). Tout le monde peut suivre à l’écran ce qui se formule, et intervenir pour le corriger Le clavier peut facilement circuler entre les élèves… et provoquer une mise travail de certains habituellement peu actifs.

En essai : confection de questions autour du cours via un formulaire Google Docs.

A la fin d’une séquence ou d’une analyse, les élèves sont invités à concevoir une (ou plusieurs) question(s) àposer aux autres classes étudiant le même sujet. Clavier sans fil, vidéoprojecteur et écriture dans un formulaire Google Docs (qui pourra être le même pour toutes les classes, donc qui sera augmenté par chaque groupe). Ce questionnaire sera placé en ligne.

Une communauté d’étudiants sur Twitter

Je me lance dans une expérience : instaurer une communauté d’étudiants sous Twitter. L’engagement des étudiants est libre (j’espère qu’ils seront nombreux parmi les miens à participer !). Le but de ce réseau est pluriel :

  • créer une communauté pédagogique particulière, pour intensifier l’apprentissage ;
  • générer des liens, de l’interaction et de la cohésion entre les étudiants (dynamique de groupe), — mais aussi avec leur(s) professeur(s) ;
  • apprendre aux étudiants à construire une identité en ligne « professionnelle », c’est-à-dire différente de celle(s) qu’ils ont peut-être déjà sur des réseaux sociaux (facebook…) ou sur des blogues ;
  • donner aux étudiants l’occasion de réfléchir à leur propre apprentissage ;
  • donner aux étudiants de communication d’entreprise la connaissance pratique d’un type d’outils (Twitter) devenant central dans la toile, et peut-être aussi dans la communication d’entreprise.

Je ne sais pas à ce jour exactement la forme que prendra finalement cette expérience, tant il est vrai que « l’usage des technologies des réseaux finit par être déterminé non par les concepteurs, mais par la communauté » (F. Guité).

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Les 2COM interviennent sur Wikipédia

Suite à un travail sur un article de Gilles Lipovetsky consacré à l’hypermodernité, j’ai placé sur Wikipédia la synthèse des notices rédigées par les étudiants.