Un entretien téléphonique avec le philosophe Yvon Quiniou

Pour la seconde fois, j’ai organisé un entretien téléphonique avec le philosophe Yvon Quiniou (effectué le 24.04.12). La méthode de travail a été la suivante :

  1. Lecture commentée en classe d’une conférence de Yvon Quiniou, dans le cadre d’un cours sur la relation entre science et religion.
  2. Élaboration avec les élèves des questions au philosophie (en salle multipostes, via un document partagé Google Doc permettant la collaboration). Le document de questions est visible ici.
  3. Séance d’entretien téléphonique avec y. Quiniou et enregistrement de l’entretien.
  4. Montage et plublication de l’entretien (travail du professeur).

Enregistrements (24.04.12)

Question 1 : que vaut la morale si elle résulte de la nature ? Comment savoir alors si la morale est vraiment juste ?

Question 2 : pourquoi le spiritualisme chrétien est-il en contradiction avec le matérialisme scientifique ? Y aurait t-il un accord possible entre eux ?

Question 3 : la science annule-t-elle ou maintient-elle la religion ?

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Je compte à présent mener un travail d’édition et de commentaires des fichiers audio, en utilisant notamment le service d’annotation de soundcloud.com.

Affaire à suivre…

Le loup et l’agneau, discussion avec les élèves

Enregistrement d’une discussion avec les élèves du cours de philosophie (S7 ph4, École européenne Bruxelles I), à propos de la fable de La Fontaine, Le loup et l’agneau. Le 28.03.12.

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond l’Agneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau ; je tette encor ma mère
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
Je n’en ai point. C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos Bergers et vos Chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge. »
Là-dessus, au fond des forêts
Le loup l’emporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès.