La culture, fiche de synthèse

Voici une fiche de synthèse (de mon cours de philosophie) sur la notion de culture.

La culture peut s’entendre au plan social et au plan individuel.

  • Au plan social, la culture est le patrimoine d’un groupe ou d’une civilisation. C’est à chaque fois un ensemble transmis de coutumes et d’institutions, de croyances et de valeurs, de savoirs et de savoir-faire, de goûts et de styles…
En ce sens, toute société a une culture !
  • Au plan individuel, la culture est la formation de l’esprit, l’acquisition de capacités, de goûts et de savoirs socialement valorisés.
 On devient ainsi « cultivé ».

La culture se différencie de la nature.

  • La nature, en effet, c’est tout ce qui existe sans l’intervention de l’homme. Ce qui est naturel est donc inné (cela appartient à la nature d’un être, cela est possédé dès la naissance) et se transmet par l’hérédité (transmission par les gènes des caractères d’un être vivant à ses descendants). La nature de l’être humain résulte ainsi de l’hominisation, qui est l’émergence de l’espèce humaine au fil de l’évolution, par le jeu des mutations et de la sélection naturelle. Enfin, la nature est universelle : ce qui est naturel est partout pareil.
  • La culture, au contraire, c’est tout ce que l’homme ajoute à la nature. Le culturel est acquis : il s’obtient après la naissance, par l’apprentissage. Il fait l’objet d’un héritage : une transmission par l’éducation et la socialisation, ne passant pas du tout par les gènes ! L’humanisation, c’est-à-dire le fait de devenir humain, est ainsi le prolongement culturel de l’hominisation. La culture évolue selon une histoire, puisqu’elle est une accumulation successive. Elle accomplit même de véritables progrès : elle s’améliore, comme dans le cas des sciences, des techniques, — et parfois aussi des droits humains.
 Enfin, contrairement à la nature, la culture est toujours variable et particulière. Autrement dit, la diversité culturelle est naturelle ! L’humanité (le genre humain) est unifiée par sa capacité universelle à produire de la diversité culturelle.

Les hommes confondent souvent la nature et la culture.

  • Comme l’habitude, la culture devient une seconde nature. Elle passe alors pour du naturel.
  • Cette naturalisation du culturel et du social fait croire en la fatalité (par exemple, quand on ne voit pas que la délinquance a des causes socio-économiques, on croit qu’elle tient à la nature du groupe concerné : « ils sont comme ça, c’est dans leur nature, pas la peine de les éduquer ni de les assister »).
  • Cette confusion conduit aussi au rejet des autres cultures, c’est-à-dire à l’ethnocentrisme, tendance qu’a toute culture à se prendre pour modèle, à se placer au sommet et à juger dès lors les cultures différentes comme anormales, barbares, sauvages, primitives, arriérées… C’est évidemment un jugement non objectif
, une illusion (croyance produite par un désir). En effet, on ne peut pas prouver objectivement la supériorité d’une culture sur une autre, puisque toute hiérarchie repose sur des critères culturels non neutres. ! A cette tendance archaïque s’oppose l’humanisme, qui reconnaît à tout être humain une égale valeur et dignité, quelle que soit sa culture.

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