Inviter les élèves à “taguer" le cours

Je suggère souvent aux élèves d’indexer leurs documents tout au long de l’année (élaborer une liste de mots-clés renvoyant aux numéros des pages manuscrites et des photocopies ; les élèves prenant des notes numériques via un blog peuvent associer des "tags/étiquettes/libellés" à leurs billets). Cette pratique présente plusieurs avantages (la liste suivante restant ouverte).

  • L’indexation permet de rassembler et de rapprocher des éléments apparemment éloignés du cours : les notions de philosophie s’entremêlant intimement (traiter de la liberté, par exemple, c’est aussi traiter de la morale, du droit, de la politique, du sujet et de la conscience…),  une même notion et un même auteur peuvent être examinés à plusieurs endroits du programme. L’indexation permet de mieux circuler dans les axes du cours, et aussi d’en mémoriser les éléments clés.
  • L’indexation, comme recherche de mots-clés, favorise la généralisation et à la catégorisation, c’est-à-dire la pensée conceptuelle.
  • L’indexation, comme recherche de  métadonnées, favorise la réflexion sur le cours (se mettre en position "méta"), c’est-à-dire une meilleure compréhension.

Il m’est d’ailleurs apparu très efficace d’exercer les élèves à cette indexation durant le cours-même : après ou durant une séquence, je réfléchis avec la classe aux mots-clés correspondants à notre propos. Cela permet de (re)cadrer  l’exposé, et la recherche des termes peut donner lieu à de petits jeux.

Activités en projet dès septembre 2012

Dès la rentrée de septembre 2012, je projette l’essai de nouvelles pratiques.

  • Dans les cahiers de textes numérique (livres de bord du cours), une nouvelle colonne "mots-clés" permettra d’ajouter systématiquement les mots-clés liés à chaque séance. Ces termes pourront être identifiés avec les élèves, ou par moi-même seulement.
  • D’une séance à l’autre, je pourrai demander aux élèves de proposer la liste de mots-clés du cours précédant. Ces termes pourront être récoltés via un formulaire en ligne.
  • Les mots-clés récoltés et archivés pourront facilement être visualisés sous forme de nuages. Ces visualisations renseigneront sur le contenu d’une période de cours. Plusieurs corpus de mots-clés pourront donner lieu à comparer plusieurs visualisations. Les visualisations pourront donner lieu à une nouvelle réflexion sur le contenu du cours. Elles pourront aussi aider à orienter les révisions des élèves…

Affaire à suivre… et à discuter si vous le souhaitez sous ce billet.

Petite méthode des prises de notes coopératives

Je pratique depuis 2009 la prise de note coopérative du cours de philosophie.
A presque chaque séance du cours, un élève est nommé “secrétaire”  : il veillera à la publication des notes du cours de philosophie.

Ce travail se fait avec en ligne. L’outil principalement utilisé est Google Docs, qui présente de puissantes fonctions de collaboration (commentaires de type "forum" sur toute partie du texte, historique des révisions, clavardage) et de publication.

Voici le petit guide de méthode que je remets aux élèves (en le commentant avec eux).

Quelles sont les finalités et les avantages d’une telle pratique ? Je reproduis ici l’analyse de Cédric RIDEL, qui enseigne au Lycée français International Marguerite Duras (VIÊT NAM), et qui incite aussi à la prise de notes collaborative (mais plutôt en synchrone).

Les finalités du document [final] sont alors multiples :

  • avoir une référence pour corriger sa propre prise de note sur son cahier
  • avoir une base pour construire des fiches de révision, manuscrites ou numériques
  • l’imprimer pour avoir un cours complet
  • réviser la leçon à la maison
  • réviser la leçon sur un support mobile comme un ordinateur portable ou un smartphone (cette dernière idée est encore en test).

C’est aussi intéressant pour les élèves absents :

  • pour suivre le déroulement du cours en direct s’ils peuvent se connecter
  • pour récupérer le cours en revenant en classe

Source : http://kanaga.ridel.org/?p=1329

N’hésitez pas à m’indiquer les (vos) bonnes pratiques !

Voici quelques copies d’écran de l’interface de Google Docs.

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Google Docs - 6 FRD 2011-12-1-1-2
6 FRD JOVEN FERNANDEZ Melinda - Google Docs-1-1-1
6 FRD JOVEN FERNANDEZ Melinda - Google Docs-2-1
image d'illustration du billet cc IvanWalsh.com . 

Une vue sur mes pratiques en 2011

Le tourbillonnant Christophe Batier, en visite à Bruxelles, m’a fait le plaisir d’une visite dans ma salle de classe. L’occasion pour moi de lui expliquer quelques unes de mes pratiques actuelles.

"J’ai rendu visite à François dans sa salle de classe et on a fait le tour des différents outils qu’il utilise dans sa classe avec ces étudiants, des astuces, de l’investissement, de la bidouille…
Tout un ecosystème qui générateur d’un "plaisir d’enseigner" qui passe bien dans ce petit podacst…"

 

Bien concevoir un diaporama : conseils

A l’invitation de Christophe Batier pour l’Université Lyon I, j’ai eu l’occasion de présenter ces conseils de base pour la conception de diaporamas.

Je m’exprime ici comme enseignant et pour des enseignants, non pas spécialement comme enseignant de philosophie. La réflexion critique sur les présentations numériques se porte bien, heureusement, et notamment ici.

Voici le diaporama seul :

Expérience de blogues d’étudiants en BTS

Je prends la décision d’expérimenter l’élaboration de blogues d’étudiants en BTS Communication des entreprises, avec les étudiants de première année.

Les blogues seront créés sur la plateforme www.posterous.com.

Les blogues serviront de carnets personnels que les étudiants (pourront) devront alimenter régulièrement.

  • Les billets généraux devront toujours être rédigés et ouvrir des pistes de réflexion (on ne postera pas simplement une image sans commentaire !).
  • Des billets spécifiques pourront donner à lire certains travaux des étudiants.
  • D’autres billets pourront encore témoigner des expériences de formation (remarques, questions…).

> Voici une carte synthétisant ce projet et ma réflexion (carte qui reste en cours d’élaboration).

[image thématique par Paul Watson]

 

Travailler en photographiant les tableaux de classe

Je m’essaye à publier sur mes cahiers de textes des photographies (prises à l’aide d’un téléphone portable…) de certains de mes tableaux, à la fin des cours.

Dans l’immédiat cela permet d’archiver les tableaux et de se remémorer le cours, pour moi comme pour les élèves. Les élèves peuvent eux-mêmes photographier les tableaux, — mais cela nécessite un appareil ayant une résolution convenable (au moins 2 megapixels) .

En plaçant l’image sur flickr, on peut y ajouter des notes explicatives (exemple).

Il serait intéressant de permettre aux élèves d’inscrire eux-mêmes des remarques sur les photos. Mais je ne sais pas pour l’heure avec quel outil…

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S’entraîner à l’épreuve de communication : l’exercice de créativité.

• Préparez-vous au deuxième travail de l’épreuve de communication en BTS (créativité : 10 points/20), en proposant des synopsis de spots radio ou tv à partir de campagnes publicitaires réelles.

Voici une méthode efficace :

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Evaluation des contractions de textes

• Synthétiser un article en 1/10e des mots (+- 10%).

  • Si vous n’avez pas d’informatique, indiquez en marge le compte des mots par groupes de 50.
  • Si vous travaillez sur traitement de texte, votre contraction doit être formaté ainsi : police Trebuchet, corps 12, interligne 1,5, marge gauche de document 4 cm. Indiquez le nombre total de mots (utilisez la fonction se comptage du logiciel).

> NB : quelques conseils ici, et encore ici.

 

ÉVALUATION

• 3 points pour le fond : éléments essentiels du texte & articulation entre ces éléments ;
• 3 points pour la forme : clarté & originalité de la reformulation.


QUELQUES CONSEILS DE MÉTHODE :
1. lire le texte en surlignant les points essentiels et en biffant les points secondaires ;
2. identifier le plan du texte ;
3. synthétiser ;
4. laisser reposer, puis affiner le travail.

Apprendre ou penser ?

"L’instruction ! Voyez ce que c’est, monsieur, que l’instruction. On apprend quelque chose à l’école, on se donne même du mal, beaucoup de mal, pour apprendre quelque chose à l’école, et puis vingt ans après, ou même avant, ce n’est plus ça, les choses ont changé, on ne sait plus rien, alors vraiment ce n’était pas la peine. Aussi je préfère penser qu’apprendre."

Raymond Queneau, Les Fleurs bleues.